suite le l'article l'hygiène

...(l'hygiène en institut)impose de se remettre chaque jour en question, ne pas faire l'erreur de dire "moi je fais ce qu'il faut", ou bien "il y a pire que moi" chacun étant trop tributaire de tous en la matière, et inversement. Plusieurs règles et attitudes de vigilance et d'autocontrôle à plusieurs niveaux seront impératives:

Pour une solide prise de conscience, tout d'abord un constat général :
L'état sanitaire de notre société est devenu en trois décennies pour le moins catastrophique, et pour ne pas risquer de sombrer dans une paranoïa aussi stérile que malsaine (telle qu'aux USA), il est urgent de prendre conscience de la situation actuelle, afin de "s'inquiéter" avant de ne plus avoir le choix.
L'état qui suit pourra vous paraître (excessivement) catastrophiste et angoissant si vous êtes peu informées en la matière, cependant il paraîtra particulièrement réaliste et forcément très grave pour qui suit tout cela de près.
Seule une prise de conscience des réalités permettra de dégager les solutions, (car elles existent bien évidemment !), sous peine d'une évolution vraiment dramatique...


Toute autre attitude relèverait de la "politique de l'autruche" et serait - à terme- carrément suicidaire.Pour vous présenter cet état je ne citerais que des faits généraux avérés les plus marquants , les détails risquant de déraper très vite loin de l'essentiel. Nous pourrons toujours y revenir plus tard :


- L'univers végétal est dans un état sanitaire pitoyable !

La multiplication et la progression des maladies, dans les vignes, les jardins, les vergers et potagers, obligent à utiliser toujours plus de produits chimiques violents de lutte "anti-maladies", qui à force deviennent inefficaces et obsolètes.
- La disparition des prédateurs naturels issue du remembrement, jumelée à la "chimification" massive des terrains, se combine avec la destruction irréversible des différents éco systèmes, localement d'abord, puis régionalement, enfin au plan national.

- L'amorce d'une grave désertification (constatée depuis plus de deux décennie déjà) conséquence logique d'une disparition inquiétante et progressive mais inéluctable de l'humus (responsable d'une terre qui vit)
- L'appauvrissement des sols et les déséquilibres des écosystèmes, générés par un productivisme délirant. Les très inquiétants gaspillages d'eau et leurs pollutions par les nitrates et autres, les graves déséquilibres des nappes phréatiques et leurs "débordements", auxquels il faut rajouter une météo en constante dégradation et un niveau d'humus en marge de disparition.
- Sans oublier bien sûr, les nombreuses "maladies nouvelles" qui émergent et laissent entrevoir de futurs états dégénératifs qui nous ferons sûrement relativiser ce que nous avons déjà subi : le pire est encore à venir même s'i l'on dit qu'il n'est jamais certain!

- Le cheptel animal est dans un état sanitaire déplorable !
- Encéphalopathie Spongiforme Bovine, tremblante du mouton, fièvre aphteuse sont les exemples les plus médiatiques, alors qu'il est probant que ces "maladies" ne sont que les premiers stigmates d'un avenir sanitaire animalier aussi inquiétant qu'incontrôlable, les spécialistes en microbiologie qui le savent bien, sont à même de le confirmer.
- Le monde ostréicole et piscicole est frappé de bactéries "nouvelles" et de parasites toujours pires et plus nombreux, d'algues tueuses et-ou toxiques, amplement aggravés par les pollutions marines et aquatiques qui fragilisent les espèces, voire les détruisent et les font disparaitre.
- Le monde apicole lui, est affecté par de multiples maladies parasitaires et dégénératives qui, se combinant aux nombreuses pollutions des végétaux, détruisent et déciment à elles seules des cheptels entiers de ruches.
- Le monde avicole, à peu prés épargné jusque-là, commence à subir de sérieux états dégénératifs. En 1987, une alerte à une grippe mortelle du poulet (la peste noire du poulet ou grippe aviaire) a été lancée, qui a été à l'origine de la destruction de plusieurs milliers de poulet.

- Le cheptel humain est dans un état sanitaire désastreux !
Ne citons, en la matière, que :
- La réapparition de maladies "éradiquées" et leur auto-résistance à ce qui "marchait" encore hier en matières de techniques médicales.
- L'augmentation significative des maladies dégénératives et de leur progression , de même que la multiplicité des Maladies Sexuellement transmissibles chez les plus jeunes.
- L'émergence et la progression de rétrovirus "tueurs" précurseurs de situations dont je n'ose envisager la gravité tant elles sont insidieuses....
- L'émergence récente et la progression importante de maladies nosocomiales (10000 morts par an en France) et de leurs corollaires.

- Le milieu de vie environnemental est dans un grave état de délabrement !
- La multiplicité des pollutions électromagnétiques et radio électriques sont responsables d'un dangereux "maillage", de notre milieu de vie , d'un filet d'ondes dont les effets qui sont largement méconnus, ne sauraient être anodins.
Il a récemment été reconnu que les intérieurs étaient de loin plus pollué que l'extérieur.
- Une pollution d'ambiance allant d'émanations nucléaires, à l'amiante en passant par les pollutions au radon (air) ou au plomb, nitrates et arsenic (eau), et bien d'autres encore impossibles à citer tous ici, sont notre lot quotidien.
L'évolution rapide et de plus en plus persistante de contaminations sévères comme la légionellose, la listériose, la salmonellose, leishmaniose pour ne citer que les plus médiatisées...


- Quant à ce que l'on ne sait pas encore .....
La destruction en moins de 10 décennies de ce que la nature a créé sur plusieurs milliers de millénaires, responsable -entre autres- de micro climats démolis, par l'assèchement des marais, la transformation de vallées en lac artificiels, le détournement de cours d'eau, la déforestation sauvage, l'agriculture intensive, etc.... d'où inondations et sécheresses, glissements et effondrements de terrains qui s'aggravent et se multiplient d'année en année., des coulées de boues et des mouvements telluriques et sismiques, .....
Et enfin, planté dans ce merveilleux décor, nous concernant professionnellement, l'apparition récente de "rétrovirus cutanés"*1 qui sont (et seront) responsables de situations ingérables, voire incontrôlables, je le crains, à la vue de la conjuration du silence instaurée en étouffoir, sur ce brûlant sujet.
Afin de rentrer dans le vif du sujet, sachez qu'en 1995 une enquête officielle a pu déterminer 150 rétrovirus recensés dans le monde , sur ces 150 seulement 30 ont été identifiés, sur ces 30 il y en a 3 qui s'attaquent à.... la peau. A ce jour black-out total, il devient impossible d'avoir un quelconque chiffre, mais nous avons désormais le laboratoire P4 mériex à LYON. L'un d'entre eux au moins (pour ce que j'en sais) est en France depuis Juillet 94, date de sa 1° apparition, dans nos contrées, immédiatement après la grande Bretagne (10 morts en janvier 94).
Ce rétrovirus (baptisé "bactérie anthropophage") mange le tissu cutané sur toute son épaisseur, ce qui supprime évidemment toute barrière naturelle entre milieu interne et externe, et aboutit, car elle est particulièrement vorace, à des hémorragies externes tellement graves qu'elles entraînent la mort entre 12 & 18 heures.
Le virus du SIDA (HIV), risque de passer pour un aimable garnement à coté de ce rétrovirus, épée de Damoclès, dont l'impact serait terrible s'il devait parvenir dans nos instituts*2 et dans notre vie.

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Mais l'esthéticienne risque d'être la professionnelle la plus touchée car à l'inverse des autres professions, elle n'a jamais envisagé ce type d'accident, et donc ne se méfiant pas, risque de réagir...trop tard.
Je vous ai peut-être inquiétée ou effarouchée en vous énonçant ces quelques informations, qui pourtant, à l'instar de l'iceberg du proverbe ne représente que la partie visible et connue, de ce que l'on veut bien nous dire !?
Alors, tant mieux et bravo car cela signifie que vous commencez à prendre conscience d'un certain nombre de réalités qui vous avaient peut-être échappé jusque-là.
Celles-ci font désormais leur chemin vers un raisonnement humaniste et holistique très sain, qui fera de vous une professionnelle citoyenne et responsable.

Une question pourtant qui aura valeur de constat professionnel:

Peut-on parler d'impératifs d'hygiène, quand l'essentiel manque ? Que peut-on faire ?
Combien d'esthéticiennes pratiquent des soins du corps sans disposer de l'indispensable douche, ni même suffisamment de points d'eau adaptés à ce qui est nécessaire en cabine et en institut ?
Aussi, faisons le point ensemble, et raisonnons froidement sur ce qu'implique l'hygiène en institut, avant d'être dans l'obligation de porter des masques et gants chirurgicaux , comme cela s'est passé, chez une amie qui recevant des stagiaires des USA les a vu une fois en blouse et dans la cabine, mettre des masques chirurgicaux et des gants latex du même tonneau...!

Nous sommes dans une cabine !
En tout premier voyons le "mobilier" en contact avec le sol. Le plus insidieux, les roulettes et pieds creux, ce sont des bouillons de cultures qui entretiennent un risque permanent dans l'univers de travail.
Une analyse des déchets et souillures qui sont coincés à l'intérieur des roulettes vous feraient paniquer.
Idem, pour le mobilier fixe qui génère une multiplicité de recoins difficilement accessibles au nettoyage, donc autant de nids à microbes potentiellement contaminants, suivant le contexte.
En second le sol (structure et composants) il doit être en une seule pièce afin d'éviter trous, interstices, carreaux cassés ou dalles plus ou moins décollées. L'angle, formé par la jonction du sol avec les parois, mal jointé est un nid à microbes qui fait des mètres de longueur. Autant d'endroits rendus souvent inaccessibles à un nécessaire nettoyage.
Voyons maintenant ce qui est au mur et qui serait collé (papiers peints, ...) et posé (tableaux ou posters, ...) qui seraient suspendus depuis longtemps, là encore d'insoupçonnés "bouillons de culture" sont présents.
Le plafond, lui aussi, doit être irréprochable, tout comme la bouche d'aération (obligatoire) qui doit être nettoyé régulièrement (elle est par définition une grande pourvoyeuse de microbes).
Les étagères au mur, les placards (encastrés ou non) qui suivant leur conception peuvent receler dans divers recoins des bactéries qui ne demanderaient qu'à se développer avec un peu d'humidité par exemple.
En fait, l'agencement général de la cabine devrait être pensé pour être nettoyée pratiquement "vide" de tout mobilier, et être "lavable" aussi rapidement qu'efficacement, aux fins d'un assainissement parfait.
L'idéal serait en fait qu'hormis table et tabouret tout soit suspendu ou accroché aux parois, sur des étagères articulées et mobiles, accrochées à de solides patères (permettant d'éventuels déplacements).
L'atmosphère représentée par le volume d'air de la cabine, doit être assainie en permanence afin de court-circuiter toute possibilité de déplacement ou de mobilité des microbes aérobies (qui vivent et se transmettent par l'air, par opposition aux microbes anaérobies, qui, ne survivant pas dans l'air, ne se transmettent que par contacts).
Dans ce dessein, un aérosoleur d'H.E. dans la cabine sera mis en fonction pour saturer l'air d'aérosols, à chaque fois que nécessaire.

L'univers de travail étant sain...


Nous pouvons aborder, les risques encourus au quotidien par le matériel, les outils et le linge.
Les appareils :
Ils doivent être toujours impeccables, sur les parties visibles comme sur les parties cachées. Porter une attention particulière aux appareils qui comportent un grand nombre de possibilités de branchements. Toutes les cavités doivent être nettoyées une à deux fois par mois pour ne pas que s'installent des zones douteuses.
Les outils : Ils se divisent entre les jetables et les réutilisables :
- Les jetables : Il sont en terme d'hygiène, la grande solution (elle présente quand même le défaut de la surconsommation et donc du gaspillage, mais...) à adopter chaque fois que possible.
- Les réutilisables : Il doit être en permanence à l'état de "neuf" ou être réformé. Il doivent être aseptisés après chaque cliente et placé en milieu clos et protégés lors de leurs non utilisation (dans un stérilisateur, ou un mini placard avec des huiles essentielles de lavande fine en effluves par exemple) . Une fois par semaine (au moins) tout le matériel doit être javellisé. La protection des outils impose une rigueur constante, aussi entre chaque cliente les outils doivent être rangés après aseptisation.
- Eponges: Laver après chaque usage ou laisser tremper avec un produit adapté.

Le linge : Tout le linge qui a été au contact direct d'une cliente , doit être impérativement changé à chaque cliente. Ce précepte ne supporte aucune dérogation ! Important : le principe qui veut que chaque cliente ait "sa" serviette, ne présente d'intérêt, que dans la mesure où elle peuvent être rangées isolément, et non empilées les unes sur les autres. Le linge qui n'a aucun contact direct avec la cliente sera changé chaque semaine systématiquement .
Là encore le jetable est la solution :
Linges : Bandeaux, slips, Chaussons, Gants, Lingettes, ....

L'équipement : Douches et points d'eau, arrivée d'eau chaude et d'eau froide doivent être suffisants, correctement alimentées et évacués, mais facilement nettoyables.
Puis il y a vos mains :
Le risque de transmission pouvant s'effectuer de vos mains vers la peau de la cliente, comme de la peau de la cliente vers vos mains. L'asepsie de celles ci est étroitement liée à celle de la peau de la cliente (ou tout du moins de la zone appelée à recevoir le soin et le contact de vos mains). Aussi, il est impératif de se laver les mains avant et après chaque soin, sans exception avec un produit correctement adapté*. Il doit pouvoir simultanément laver, aseptiser et protéger vos mains à chaque fois. Le fin du fin serait qu'avant de commencer le soin, quelque gouttes d'H.E. de Lavande fine (de préférence, mais n'importe laquelle fera l'affaire) soient appliquées et réparties sur toute la face interne de la main.

Retenez qu'il ne faut pas chercher "à tout faire" avec un produit, ayez toujours les produits qui s'imposent pour la bonne hygiène de vos cabines, donc pour votre sécurité et celle de votre clientèle.

 *Notez, que si vous travaillez avec des huiles essentielles pures ou en synergies (mais sans support), avec vos mains (en lieu et place d'un pinceau ou coton tige), celles ci seront largement aseptisées et protégées (de toutes bactéries) au minimum tout le temps du soin, au maximum 1 bonne heure. L'esthéticienne qui ferait chaque jour plusieurs soins basés sur l'application d'H.E., vivrait dans une protection antimicrobienne quasi constante. Bien évidemment, il en ira de même pour la cliente dont la zone soignée sera protégée pendant le soin et plusieurs heures après. C'est un plus important aux comportements visant une hygiène professionnelle parfait.

 

*1= Les rétrovirus sont des bactéries mutantes. Elles doivent souvent leur mutation à l'usage excessif des antibiotiques qui en quelques années les ont rendues auto-résistantes à tout, au point que de banals microbes sont devenus ... des sérials killers, en ayant la plupart du temps conservé la même identité ! C'est le cas du rétrovirus qui nous préoccupe (la bactérie "anthropophage") qui a la carte d'identité du premier staphylocoque découvert en .....1918, (responsable de furoncles et autres mini infections localisées) qui se soignaient jusqu'alors à la pénicilline et à l'ampicilline. Aujourd'hui, il tue en quelques heures.... Soucis !! Pour référence encore plus proche de nous, les maladies nosocomiales (contractées à l'hôpital)! Une commission d'enquête gouvernementale a déterminé après une année d'enquête (an 1995) sur les cinq plus grosses unités hospitalières parisiennes, que le seul endroit exempt de microbes pathogènes responsable de ces maladies était ... les toilettes. Mais si, et sans rire ! Il n'y a d'ailleurs pas de quoi, je vous l'assure. Si vous connaissez un spécialiste en bactériologie, posez lui donc la question.retour

 


*2= Ce qui signifierait bien sûr, que toutes les professions au contact de l'être humain seraient touchées. Ce serait le cas des dermatologues, des kinésithérapeutes des infirmières, etc., etc. ce serait évidemment très grave. retour

 

 

 

 

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